Review concert: Zebrahead + MXPX + Off Red @ La Flèche d’Or (20.11.15)

Une semaine après les attentats, la musique reprend peu à peu ses droits. Zebrahead et MxPx nous ont offert un concert complètement dingue, entre exutoire et beaux moments d’amitié. Comment mieux fêter là vie qu’avec du punk rock ?

Zebrahead © Gaëlle Pitrel
Zebrahead © Gaëlle Pitrel

L’ouverture du concert se fait sur une release party : celle d’Off Red, qui sortent ce soir leur EP Dancing with gosts. La salle s’est déjà bien remplie, et quelques amis et fans du groupe sont là pour les supporter. On est sur du punk-rock classique, l’envie et les tentatives de bien faire du jeune groupe se ressentent. Malgré quelques pains et une voix hésitante, la réponse du public est positive, et Off Red part sous les applaudissements.

Off Red
Off Red

« We need this, you need this ». Mike Herrera, chanteur et bassiste de MxPx, a résumé la situation. Musique d’entrée parfaite, avec Battle without honor or humanity, c’est-à-dire le générique de Téléfoot… Ou la musique de Kill Bill, au choix. Les références culturelles comptent. Bref. Plus sérieusement, l’ambiance part très très vite. Dès la deuxième chanson, le centre de la fosse est secoué par les pogos, en chantant sur Tomorrow Is Another Day. C’est la même énergie sur scène et dans le public durant toute la durée du set. Que ce soit sur des chansons sautillantes comme First Day Of The Rest Of Our Lives ou un peu plus badass comme Aces Up. Mike Herrera en impose avec un chant parfait et une présence incroyable. Pour voir le reste du groupe, il a fallu attendre les plaintes du groupes : ils étaient cachés par la fumée. Yuri Ruley (batteur), a notamment été invisible une bonne partie du set. Mais il n’empêche qu’on a profité comme il se doit de ce groupe rare en France. Un final de Punk Rawk Show nickel, sans penser aux Responsability.

MxPx © Gaëlle Pitrel
MxPx © Gaëlle Pitrel

Si MxPx avait fait fort avec sa musique d’entrée, Zebrahead réussit à faire encore mieux. Et oui, rien de moins que Gangnam Style, qu’on avait presque réussi à oublier. La couleur est annoncée, ça va être le bordel. Effectivement, on commence en voyant deux pirates qui squattent le bord de la scène, pour faire les coeurs, et surtout le bar. Hell Yeah, Call Your Friends, Sirens, Rescue Me, Falling Appart… Quand on voit la setlist, on comprend pourquoi il y a besoin de pauses blagues : il n’y a que des tubes ! Les anciennes comme les nouvelles chansons sont accueillies avec tout l’enthousiasme possible du public, dans un singalong continu. Il faut dire que Matty et Ali gèrent le chant et toute la bande parfaitement. Ben Osmundson (basse), passe lui le concert avec un énorme sourire aux oreilles…qui semble grandir au fil des boissons, mais il n’est pas le seul sur scène. On vous l’a dit, c’était du grand n’importe quoi. En vrac : la salle s’est fait un câlin général, les pirates ont fait un concours de bière. On a chanté des chansons aux paroles bizarres, on a bien rigolé quand ils ont joué Who Let The Dog Out ? avant d’enchaîner sur Girlfriend. On s’est baissés pour sauter tous ensemble, on a tapé des mains, on a un peu eu peur d’y aller pour le wall of death. Le concert de Zebrahead, c’était comme une énorme fête avec des amis qui nous avaient beaucoup manqué depuis la dernière fois. Qui nous ont soutenu dans un moment difficile en nous communiquant tous leurs vœux, leur folie et toute leur bonne humeur.

Zebrahead © Gaëlle Pitrel
Zebrahead © Gaëlle Pitrel

Aller à un concert, c’est peut être un acte résistant. Mais en vérité, et surtout avec des groupes pareils, c’est simplement un beau moment où plus rien d’autre n’existe. En plus, on est partis avec Céline Dion en fond sonore. Si ça c’est pas punk-rock.

Live Report: Marie-Laure Rodriguez
Photos: Gaëlle Pitrel

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