Review concert: No Devotion + Pærish @ Backstage (27.09.2015)

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No Devotion © Christophe Soulas

No Devotion : groupe de Rock Alternatif américano-gallois aux influences New Wave, composé de Geoff Rickly (chant), Jamie Oliver (clavier), Stuart Richardson (basse), Lee Gaze (guitare) et Mike Lewis (batterie). Ces noms vous sont probablement familiers mais, ne vous y méprenez pas, la carrière de chacun de ses artistes n’a de lien avec leur présent, si ce n’est une belle leçon de vie sur l’adversité.

Après quatre singles, le groupe a sorti son premier album Permanence le 25 septembre dernier. Et c’est à la surprise générale que No Devotion annonce quelques semaines auparavant une série de dates européennes afin de défendre l’opus. Retour donc sur leur concert à Paris le dimanche 27 septembre.

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Paerish © Christophe Soulas

Il est 20h lorsque le groupe PÆRISH a la lourde tâche d’ouvir ce concert au Backstage By The Mill devant une salle quasiment vide. Les quatre Parisiens semblent ne pas se décourager pour autant et livrent un set carré qui ira en crescendo le long de leurs huit compositions Indie Rock. Le bassiste n’hésitera d’ailleurs pas à descendre de scène pour bousculer le premier rang et finira en beauté en jetant sa basse sur scène. La formation a le mérite d’avoir relevé ce défi de support band, et quittera la scène dans une atmosphère électrique.

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No Devotion © Christophe Soulas

C’est donc sur les coups des 21h et dans une salle davantage remplie mais loin d’être pleine à craquer que No Devotion entre en scène pour sa toute première date parisienne. Qu’importe, les personnes présentes sont belles et bien venues pour découvrir le quintet en live. Bonus : c’est Phil Jenkins, batteur de feu Kids In Glass Houses, qui assure la batterie ce soir. “Night Drive” ouvre la soirée, titre le plus long de Permanence, alors que des images de route en mouvement en noir et blanc sont projetées sur une toile de fond. Ça y est, l’imagerie est posée : nous sommes dans un film des années 80 et la musique de No Devotion en est la bande originale. Le concert est une expérience multi-sensorielle du début à la fin, chaque titre étant accompagné de sa projection. Que ce soit des paroles (“Addition”), des images satellite (“I Wanna Be Your God”), psychédéliques ( “10,000 Summers”) ou en noir et blanc (“Death Rattle”), chaque chanson a son thème et son univers visuel.

La prestation scénique du groupe ne s’arrête évidemment pas là. Le quintet déborde d’énergie et même si les échanges avec le public viendront au fur et à mesure, ce concert est un véritable moment de partage. La salle est submergée par une vague d’émotions qui émane de la présence de Geoff Rickly et le public le lui rend bien en chantant en cœur les paroles des singles “Only Thing”, “10,000 Summers” ou encore “Stay”, premier titre du groupe sorti en 2014.Cette expérience s’achève sur leur “closing song” et dernier titre de l’album “Grand Central”. Le groupe demandera à ce qu’il n’y ait aucune lumière sur eux pour finir sur un moment intime et délicat. La basse est augmentée et on est alors comme figé dans le temps, en suspens. Le groupe verse toute son énergie dans sa prestation jusqu’à la toute dernière note. Il est 21h50 lorsque le film s’arrête. Même si ce soir-là le Backstage By The Mill n’affichait pas « complet » comme on l’aurait espéré, la présence du groupe et l’entrain du public ont réussi à le faire oublier.

No Devotion a su nous surprendre en sachant offrir quelque chose de neuf, loin de toute attente. On ne peut évidemment oublier les carrières fulgurantes des formations passées des membres de No Devotion mais ne vous attendez pas à du déjà entendu. L’univers musical et les choix artistiques présents sur Permanence ne sont peut-être pas au goût de tout le monde mais se doivent d’être écouté. Le futur de No Devotion est prometteur et on espère les revoir très rapidement.

Report: Karen Raharivohitra
Photos: Christophe Soulas

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nodevotion.com
facebook.com/Paerishtheband

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