Review concert: Longlive Rockfest @ Transbordeur, Lyon (Jour 2)

Northlane © Coralie Laurent
Northlane © Coralie Laurent

On attaque cette deuxième journée plus tôt que la veille, avec un premier concert à 13h45. C’est donc les australiens d’Hellions qui ouvrent sur la Clubstage. Formé en 2013 et 2 albums dans les bacs, le groupe n’a rien à envier aux plus anciens, et le public répond présent dès les premières notes. Le chanteur propage son énergie et les premiers mosh pits arrivent peu de temps après. Les guitares sont puissantes, et la base rythmique plutôt heavy, on aime et on recommande!

Hellions © Coralie Laurent
Hellions © Coralie Laurent

Quelques minutes plus tard, les british de Casey arrivent sur scène et les fans sont au premier rang pour scander les paroles des chansons. Les membres du groupe maîtrisent comme des grands le mélange hardcore mélodique / alternatif. Tantôt violente, tantôt calme et posée, la musique des nouveaux venus chez Hassle Records fait mouche et tout le monde semble conquis par la prestation de Casey. Des titres comme Fade ou encore Darling sont émouvants à souhaits et le groupe propage son énergie à toutes les personnes présentes. Leur premier album sortira cet été, à suivre…

Casey © Coralie Laurent
Casey © Coralie Laurent

Plus tard, ce sont Make Me A Donut qui viennent balancer leur djent / metal progressif à la tronche des lyonnais. Malgré un nom de groupe peu attirant, leur set s’avère extrêmement efficace. Bien que la fosse ne soit pas ultra réactive aux demandes du chanteur, l’attention est là. Le titre Skyline réveillera le public et quoi qu’il en soit, le groupe Suisse semble ravi de pouvoir jouer à Lyon cet après-midi.

Make Me A Donut © Coralie Laurent
Make Me A Donut © Coralie Laurent

La main stage est toute prête pour accueillir nos death metalleux lyonnais de In Arkadia. Musicalement violent, le groupe était assez attendu de la part du public local. Le chant est intéressant, il est alterné entre plusieurs styles grâce à Mike et Alix. Ceux-ci sont également scéniquement bien présents, un bon point pour ce set qui peut paraitre un peu ennuyeux pour les non connaisseurs. Les classiques Pride As A Knife sont toujours plaisantes à entendre en live et les nouveaux titres amènent de la fraicheur au concert du groupe.

In Arkadia © Coralie Laurent
In Arkadia © Coralie Laurent

Les Allemands d’Annisokay, en tournée avec The Word Alive et Polar, arrivent sur la Clubstage un peu avant 17h. Le groupe envoie du post-hardcore, teinté de rock alternatif: pile ce qu’il nous fallait après la violence du set d’In Arkadia. Le lead singer Dave Grunewald fait preuve d’une présence scénique assez sympathique et il alterne les parties vocales avec Christoph Wieczorek qui se charge lui, du chant clair. Le public est plutôt réactif, l’interaction avec les musiciens se fait facilement et c’est la recette d’un bon show de hardcore. Pas le temps de rester jusqu’à la fin, malheureusement, un autre groupe intéressant nous attend sur la grande scène.

Annisokay © Coralie Laurent
Annisokay © Coralie Laurent

Et c’est maintenant au tour des anglais de Napoleon d’entrer en scène devant un public déjà entassé à la barrière de la grande scène. Dès les premiers accords de guitare, les fans répondent présents à l’appel et hurlent les paroles avec Wes Thompson. Celui-ci ne se privera pas de descendre plusieurs fois dans le pit pour donner son micro aux plus fanboys d’entre nous: l’ambiance ne cessera d’augmenter tout au long du set. Les musiciens sont étonnants tant leur talent est mis à l’honneur (big up à Sam Osborn, lead guitariste, dont les parties de guitare ont mis tout le monde d’accord). Le nouveau single, Afterlife, issu de leur tout premier album Newborn Mind (sorti le 27 mai) est excellent en live, tout comme les anciens morceaux que Wes s’est très bien approprié. Malgré la fatigue, les jeunes gens ont délivré un set de qualité. Assurément un des meilleurs du festival.

Napoleon © Coralie Laurent
Napoleon © Coralie Laurent

Back to the Clubstage, les toulousains d’Alea Jacta Est ne sont pas là pour rire. Leur hardcore fait bouger le public de partout, les pogos et les mosh pits se comptent par dizaine pendant les 30 minutes données au groupe pour chauffer la fosse. L’ambiance est extrêmement bonne, les lyonnais ravis, mais on doit déjà retourner sur l’autre scène.

Alea Jacta Est © Coralie Laurent
Alea Jacta Est © Coralie Laurent

Hundredth commencent leur show à 18h pile et la salle est à moitié remplie. Le quatuor de melodic hardcore ne semble pas pour autant se décourager, et les personnes assistant au set sont très réactives. Le son est encore une fois très bon, avec une basse bien lourde et un chant plus que niquel. Avec 3 albums et un EP à leurs actif, les américains avaient bien choisi leurs morceaux.

Hundredth © Coralie Laurent
Hundredth © Coralie Laurent

C’est parti pour Hypno5e sur la petite scène. Les Français nous délivrent un show planant, où les différentes ambiances se mélangent à merveille. On a l’impression de regarder un film sur toute la durée des 35 minutes. On se prend facilement au jeu et on peut même affirmer que le groupe, avec son dernier album, Shore Of The Abstract Line, est plus pointu en live qu’il y a quelques temps. Que du positif à retenir de ce set!

Hypno5e © Coralie Laurent
Hypno5e © Coralie Laurent

Le début de soirée s’annonce hard avec The Word Alive sur la mainstage à 19h. Le metalcore de ces américains est plus que bienvenu dans l’affiche du festival. Leur show envoie des décibels, ça a vraiment de la gueule, beaucoup plus que sur album. Avec un chanteur aussi charismatique que Telle Smith, c’est normal me direz-vous. L’atmosphère est plutôt agréable, les circle pits ne se font pas attendre et les musiciens y vont à coups de solos de guitares et de tapping chacun leur tour. Les titres du dernier album, Dark Matter, sont accrocheurs et on n’en demande pas plus. On ne s’ennuie pas une seule seconde pendant la grosse demie heure de concert, malgré un jeu de lumières parfois embêtant à regarder.

The Word Alive © Coralie Laurent
The Word Alive © Coralie Laurent

Sur la Clubstage, POLAR. sont là pour faire le show! Et c’est peu dire. Le groupe, qui fait l’objet d’une hype on ne peut plus méritée actuellement, nous offre sueur, pogos, headbang et mosh pit malgré leur petite demie heure accordée. Adam Woodford, au chant, n’a rien à prouver tant ses capacités sont impressionnantes, autant vocalement que scéniquement. Il n’hésitera pas une seconde à partager son micro avec les fans, et c’est ça qu’on aime dans les concerts de post-hardcore.

Polar. © Coralie Laurent
Polar. © Coralie Laurent

Le hardcore de NASTY est si puissant en live qu’il est vraiment difficile de décrire le show autrement que part un: woah. Puissant de par la musicalité des instruments, mais également de par son public, qui ne cessera de bouger pendant tout le live. La brutalité musicale atteint donc son sommet plus on avance dans la setlist. Une bonne surprise, d’autant que l’on peut apercevoir des membres de groupes dans l’assemblée, profitant eux aussi du spectacle donné par Nasty.

Nasty © Coralie Laurent
Nasty © Coralie Laurent

La violence et l’efficacité atteignent leur apogée quand les français (mais japonais de coeur) de Rise Of The Northstar arrivent sur scène. Certainement l’un des groupe les plus attendus avec Northlane, nous gâtant d’un show plus que sensationnel. En live, c’est vraiment une claque que l’on souhaite à tout le monde de prendre. C’en est presque dommage que ce 2nd jour du Longlive n’ait pas eu de réels headliners, ROTN auraient ainsi pu parfaitement coller à ce rôle. Les titres tels que What The Fuck, Welcame ou encore Samouraï Spirit font l’unanimité auprès des fans, mais pas que. Résolument LE concert à ne pas manquer ce jour-là, les parisiens étaient en forme, ils ont transmis leur énergie de manière percutante et le public leur a rendu la pareille.

Rise Of The Northstar © Coralie Laurent
Rise Of The Northstar © Coralie Laurent

Les Australiens de Northlane arrivent ensuite en force pour ambiancer un public déja chaud. Leur metalcore reste classique, mais très très bon en live. Les musiciens sont techniques, accompagnés par le nouveau chanteur, Marcus Bridge, et nous emmènent dans un univers psyché, avec des ambiances assez envoûtantes et un jeu de lumières très chouette. Les morceaux phares sont joués, notamment Quantum Flux et Dispossession: on adhère!

Northlane © Coralie Laurent
Northlane © Coralie Laurent

Pour clôturer cette dernière soirée, rien de tel qu’un peu de punk rock, et Satanic Surfers sont les élus. La fatigue générale se ressent un peu dans le public, déjà moins nombreux devant la grande scène. Quoi qu’il en soit, ça n’empêchera pas les Suédois de tout donner pour finir sur une bonne note. Le groupe reste hyper bon sur scène, dans la lignée de tous les groupes de punk hardcore et dont les riffs catchy et entrainants, transmettent une envie incontestable de bouger/danser.

Satanic Surfers © Coralie Laurent
Satanic Surfers © Coralie Laurent

En conclusion, la deuxième édition de ce Longlive ne fut peut être pas une réussite en terme de ventes de billets, mais les festivaliers présents ont définitivement apprécié l’ensemble des concerts. Les groupes, quant à eux, se sont tous donnés à fond sans exception et ont fait leur maximum pour que tout le monde passe de bons moments. On espère avoir le droit à une troisième édition en 2017!

Live Report: Florentine Pautet
Photos: Coralie Laurent

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