Review concert: Longlive Rockfest @ Transbordeur, Lyon (Jour 1)

La saison des festivals est enfin ouverte, et c’est en ce vendredi 13 mai que le Longlive Rockfest commençait avec une affiche éclectique à souhait. Pour sa seconde édition, le festival a vu grand: c’est sur 2 jours que les 33 groupes (Brutality Will Prevail ayant annulé leur venue) se sont partagés les 2 scènes du Transbordeur. La salle avait beau ne pas être totalement remplie, c’est avec joie que nous découvrons que beaucoup de parisiens (et même des espagnols, entre autres) avaient fait le déplacement.

The Earl Grey © Adrien Rossero
The Earl Grey © Adrien Rossero

C’est donc le jeune groupe DEAD! qui ouvre le bal sur la Clubstage à 15h15 devant une poignée de personnes déjà présentes. Les anglais, ayant joué à Paris la veille nous délivrent un set punk, pop, énergique et plein de bonne humeur. Ils défendent à merveille leur EP, Tu Me Manques (2014) et joueront même leur dernier single: You’re So Cheap. Pas facile de jouer en premiers mais le groupe s’en sort plutôt bien et la fosse, bien qu’encore dispersée, semble apprécier ce premier concert.

DEAD! © Adrien Rossero
DEAD! © Adrien Rossero

Puis c’est au tour de Trash Boat de faire bouger les Lyonnais. Les britanniques nous offrent une vraie prestation de pop/punk où transpiration et headbang sont les maitres mots de ce set plein de tubes où les jeunes gens nous offriront leurs meilleurs morceaux: Perspective, Saving Face ou encore Taylor. C’est toujours un plaisir de voir ce genre de groupe jouer dans des petits festivals tels que celui-là!

Trash Boat © Adrien Rossero
Trash Boat © Adrien Rossero

Place maintenant aux tenues excentriques et aux maquillages insolites: les allemands de To The Rats and Wolves s’emparent de la petite scène et sont fin prêts à faire monter l’ambiance. Leur musique oscille entre metalcore et electro, ce qui n’est pas sans déplaire au public, de plus en plus nombreux dans la salle. Le groupe se permettra même de nous faire participer en chantant les «oh oh oh» de Blvckout ainsi que le refrain d’une toute nouvelle chanson: Anywhere For You. Le son est bon, la batterie puissante et les deux chanteurs se partagent plutôt bien la tâche. Une bonne découverte!

To The Rats And Wolves © Adrien Rossero
To The Rats And Wolves © Adrien Rossero

Giants investissent ensuite la scène avec leur punk hardcore british. Avec un seul album sorti cette année, les anglais ne sont pas pour autant novices. Le chanteur fait preuve d’une bonne présence scénique, et ses collègues musiciens ne sont pas en reste. Le set est à la fois bien mené, et la fosse commence les mosh pits: le ton est donné! Niveau chant, on alterne parfaitement entre chant clair et scream, et un des guitaristes de Trash Boat s’autorisera même le droit de monter sur scène.

Giants © Adrien Rossero
Giants © Adrien Rossero

Au tour de nos français de faire leur apparition sur la Clubstage, avec The Earl Grey, bien connus du public lyonnais. Ayant déjà fait leurs preuves en assurant la première partie de groupes comme PVRIS ou Chunk! No Captain Chunk, ils nous envoient une setlist bien rock valorisant les morceaux de leur dernier album, Odyssey avec notamment la classique Church Of Noise ou Beginners. Les anciens titres un peu plus pop/rock sont toujours autant appréciés comme We Are Young. Au niveau du chant, on remarque une bonne amélioration pour Alexandre, qui semble avoir pris encore plus d’aisance au fil du temps, et c’est un bon point! Le groupe a vraiment l’air d’être heureux de jouer ce soir, et c’est toujours plaisant. Les guitares sont fortes, les musiciens transpirent et le public s’avère satisfait de ces 30 minutes de show.

The Earl Grey © Adrien Rossero
The Earl Grey © Adrien Rossero

On se déplace maintenant du coté de la main stage, où le groupe Eskimo Callboy ouvre les hostilités. La salle est à moitié remplie, mais ça ne semble pas déranger nos allemands, vêtus pour certains de tenues aussi étranges qu’originales, comme à leur habitude. Leur musique electronicore se prête parfaitement à l’ambiance du festival, et ils s’octroieront même le plaisir de jouer une cover de Cinema (Skrillex / Benny Benassi). De plus, malgré l’aspect assez drôle sur CD, en live, le groupe envoie du lourd! Leur courte setlist mettra en valeur leur dernier album, Crystals, et c’est mission réussie pour le groupe qui a ouvert cette scène d’une belle manière, le son sur la grande scène étant assurément meilleure que sur la Clubstage.

Eskimo Callboy © Adrien Rossero
Eskimo Callboy © Adrien Rossero

De retour sur la petite scène, Blood Youth entame sa demie heure de set avec des titres énervés et remplis de rage. Bien qu’ils n’aient que 2 EP dans les cordes, le hardcore de ces anglais est absolument énorme et le public, tout comme les membres du groupe, est en sueur.

Blood Youth
Blood Youth © Adrien Rossero

Pas le temps de respirer, on se retrouve sur la grande scène avec Stereotypical Working Class. Les lyonnais sont fin prêts à en découdre avec les festivaliers. Leur son un peu plus punk traditionnel fait du bien au milieu de tous ces groupes, et même si les balances étaient moyennement réglées au début, rien ne les empêchera de se rattraper par la suite. Du bon rock, des super musiciens qui nous offrent une jolie démonstration de leurs talents, nous voila rassasiés pour retourner de l’autre coté.

Stereotypical Working Class © Adrien Rossero
Stereotypical Working Class © Adrien Rossero

19h35, les anglais de ROAM, un album tout frais dans les bacs depuis janvier dernier, comptent bien balancer du pop/punk dans les oreilles d’un public déjà aux aguets. En tournée avec Simple Plan actuellement, on est heureux de pouvoir les accueillir ici. Bien connus pour déborder d’énergie sur scène, Lyon n’est pas exclu et la fosse ne se prive pas de chanter et de sauter avec le groupe. Alex Costello mène admirablement bien son rôle de lead singer, et le set se termine avec le génial Deadweight.

ROAM © Adrien Rossero
ROAM © Adrien Rossero

Le début de soirée s’annonce encore mieux, avec Lonely The Brave qui enchaînent. Le set démarre sur les chapeaux de roue avec le nouveau single, Radar. David Jakes assume toujours son rôle de chanteur, en retrait, et on peut dire merci aux guitaristes d’être si présent scéniquement. Ils joueront les classiques Black Saucers ou l’excellente Backroads devant un public assez mitigé cependant. Certains aficionados sont présents pour hurler les paroles, on aura même droit à une toute nouvelle chanson, Dust And Bones, et on peut déjà affirmer qu’on a hâte que leur nouvel album sorte. Le groupe termine sur Rattlesnakes, et malgré les 35 minutes de spectacle, on aurait aimé les écouter plus longtemps.

Lonely The Brave © Adrien Rossero
Lonely The Brave © Adrien Rossero

21h, nos frenchies de Chunk! No Captain Chunk! s’attribuent la main stage avec leur hardcore mélodique et leurs refrains pop. Une chose est sûre: en live, c’est autrement plus violent et plus lourd que sur CD. Ayant déjà tourné avec des pointures du genre comme A Day To Remember et We Came As Romans, on sent l’expérience scénique qu’ils acquise au fil des années. Bertrand Poncet au chant, assure pleinement ses parties et ses compères l’accompagnent honorablement. Comme ils le disent si bien, « C’est toujours cool de jouer à la maison » et ça fait toujours autant plaisir de voir un groupe donner tout ce qu’il a. Malheureusement pour les absents, ce fut le dernier concert en France du groupe avant un petit bout de temps, alors on ne peut qu’apprécier encore plus le spectacle donné ce soir.

Chunk! No, Captain Chunk! © Adrien Rossero
Chunk! No, Captain Chunk! © Adrien Rossero

Nos québécois de Simple Plan sont de retour à Lyon! Avec un passage au Radiant Bellevue en septembre dernier, le groupe est ce soir en tête d’affiche de ce joli festival. Et que dire? Les premières notes d’Opinion Overload se font entendre et le public est déjà en folie. Bien que sorti en février, les paroles des chansons sont déjà toutes connues de la bouche des fans, et l’ambiance est à son comble. On aura le droit à Farewell, Boom et I Refuse pour les nouvelles, mais le groupe mettra l’accent sur des anciens titres tels que Me Against The World (qu’ils n’avaient pas joué depuis 6 ans), Perfect World ou Crazy. Un peu de douceur est fortement apprécié après cette journée plutôt hardcore, et Pierre en plaisantera, essayant même d’imiter le chant crié, avant de laisser tomber car lui « ne peut pas le faire ». Le chant d’ailleurs, parlons en. La voix de Pierre est toujours aussi impeccable et le show toujours aussi carré qu’habituellement. Cerise sur le gâteau, les membres de The Bottom Line monteront sur scène le temps d’une danse pendant le mashup Uptown Funk / Can’t Feel My Face, où Simple Plan inciteront les gens à faire de même. David, fidèle à lui-même, s’amusera avec certaines expressions françaises. On ne pourra jamais nier le fait que le quintet soit hyper proche de son public, et c’est ça qui est bon à voir. Le gros highlight de cette soirée restera sans aucun doutes la version acoustique de This Song Saved My Life, jouée après un petit passage de Pierre dans les gradins du Transbordeur. Merci à eux d’avoir répondu présents à l’appel et d’avoir clôturé ce vendredi avec leur pop rock intemporelle.

Simple Plan © Adrien Rossero
Simple Plan © Adrien Rossero

Cette journée fut riche en émotions, en groupes de tout genre et en spectacle. Les musiciens présents ont célébré ce premier jour de la plus belle des manières et on a hâte d’être demain!

Live Report: Florentine Pautet
Photos: Adrien Rossero

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